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Coproduire à l’international, le coup de pouce de Paris Project

septembre 1, 2009

Plateforme professionnelle du festival Paris Cinéma créée il y a désormais sept ans, Paris Project est un marché de coproduction à destination de l’industrie française : producteurs, distributeurs et/ou vendeurs, à la recherche de projets sans aucun partenaire français (c’en est la seule contrainte), se retrouvent ainsi durant ce rdv estival.

Lucas Rosant, responsable de Paris Project, souligne que « la spécificité de [ce marché] est de suivre une logique de coproduction avec la France, notamment avec des projets éligibles au Fonds Sud, ou encore susceptibles de s’intégrer aux critères d’Arte, bref qui sont inscrits dans une logique de marché. Le but est de créer un équilibre entre un cinéma d’auteur exigeant, artistique, et des projets qui laissent une porte ouverte aux producteurs français ». Ainsi, avec des budgets s’étalant entre 600 000 euros et 3 millions d’euros, 300 projets ont été reçus cette année, contre 200 en 2008 et 100 en 2007. Et 70% des projets ont reçu des propositions pour des accords de coproduction ou de vente. Le bouche à oreille fonctionne donc parmi les professionnels français, et également étrangers, qui envoient leurs projets. Dans cette perspective, Lucas Rosant précise « [qu’] il n’y a pas de surreprésentation de certains pays : cela dépend de la réussite des projets présentés. Quand le projet Milk du réalisateur turc Semih Kaplanoglu a été signé, [le comité] a reçu de nombreux projets turcs. Il en est de même pour la Roumanie ou l’Argentine qui ont vu de réelles progressions en matière de coproduction ». En ce qui concerne les work in progress – dont le principe est de montrer a des partenaires potentiels  un segment de film à l’état de post production –, Paris Projects « a reçu entre 110 et 120 films, et en a choisi 3 émanant respectivement de Roumanie, Philippines et Turquie. Grâce aux conférences organisées par Europa Distribution qui a drainé ses membres, [le marché] a réuni plus de participants que par le passé, soit 60 personnes, distributeurs et vendeurs confondus. C’est une partie de Paris Projects complètement tournée vers la distribution, car à ce stade, les producteurs ne peuvent quasiment plus s’impliquer » continue Lucas Rosant.

Une nouvelle initiative a été mise en place cette année, le Biz Camp avec la Corée du Sud. L’idée est de faire travailler 4 producteurs français et 4 producteurs coréens, chacun ayant un projet avec un intérêt pour l’autre pays. Du côté français, Laurent Lavolé de Gloria Films et Guillaume de Seille de Arizona Films, et du côté coréen, KIM Sujin de Bidangil Pictures, et LEE Jooick, PDG de Boram Entertainment, ont officié en tant que mentors. Lucas Rosant explique « [qu’] après cette première édition, on voit ce qu’il y a à améliorer sans que l’on sache encore très bien ce qui a fonctionné. Les mentors ont un rôle fondamental auprès des producteurs participants car ils leur donnent un avis neutre et objectif sur leurs projets, dans lesquels ils n’ont aucune implication financière ou affective ». Le BizCamp sera reconduit en 2010 avec la Corée du Sud, afin d’approfondir les relations de coproduction entre les deux pays, qui ne sont pas évidentes à première vue. Entre autres défis à relever pour 2010, figure la volonté d’attirer plus d’Européens et de Canadiens pour développer les coproductions.

Suivant la même logique, et en parallèle de Paris Project, deux conférences sur la coproduction ont été organisées, l’une avec la Corée du Sud, et l’autre avec la Turquie, deux pays donc dont  le lien avec la France n’est pas forcément évident : on pense aux coproductions européennes qui font intervenir l’Angleterre, l’Allemagne, la Belgique, ou l’Italie, qui ont tous mis au point des systèmes d’incitation fiscale ou des traités de coproduction désormais approfondis ; ou encore à l’Amérique latine, avec le Fonds Sud par exemple. Lucas Rosant note que 60 personnes ont assisté à la conférence sur la Corée du Sud, et 40 sur la Turquie, ce qui est un résultat tout à fait convenable.

Les deux pays sont donc en train de développer leur industrie, à un niveau national et international, mais encore faut-il avoir des talents à repérer, des projets à développer et à produire et/ou coproduire.

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