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Distribution/Paris Project: Prudence des professionnels européens face à l’exploitation VoD :

septembre 1, 2009

Si aux Etats Unis, la Vod est de plus en plus perçue, non seulement par les distributeurs indépendants, mais également par les studios, comme un moyen alternatif de promotion, distribution et in fine, commercialisation des œuvres, la position européenne sur la question demeure pour l’instant plus précautionneuse.

En Europe, la fragmentation des territoires, de l’offre et partant du ROI (qui ne se compte parfois même pas en centaine d’euros pour les producteurs) a eu pour effet de consolider la méfiance traditionnelle des  producteurs de contenus à l’égard de ces plateformes en ligne.

A l’occasion des tables rondes organisées sur le sujet par Europa Distribution en juillet à Paris, André Lange (Observatoire Européen de l’Audiovisuel) était venu présenter quelques données concernant le marche de la VoD.

En France, alors que 76 millions d’actes de téléchargement illégaux ont encore été enregistrés au S1 2008, contre 7 millions de téléchargements légaux, l’offre légale compte fin 2008 plus de 4000 films disponibles a la demande, dont 12% de films récents, 36% de films US et 43% de films FR. 38 plateformes se partagent un marche largement domine par l’IPTV (95%) et par Orange (50% de PDM sur la VOD locative) en France.

Philippe Leconte, de la société Pyramide (http://www.pyramidefilms.com/ ) a, quant à lui, partagé sa stratégie concernant  la mise a disposition des œuvres sur les nouvelles plateformes. Les deals conclus ne sont jamais exclusifs avec les plateformes, a moins qu’elles concèdent un MG. De plus, les contrats de distribution VoD pouvant entrer en concurrence avec les ventes TV, les contrats VoD sont toujours accompagnes d’une clause de condition suspensive en cas d’exclusivité concédée a une TV. Mais en dehors de ces quelques précautions, Leconte s’est déclaré ouvert a tester ces nouvelles plateformes qui fleurissent en Europe (691 sociétés répertoriées fin 2008), sans que les recettes générées par ce biais ne soient pour le moment significatives.

Ania Jones, représentant la société espagnole Notro Films (http://www.notrofilms.com/) a quant à elle plaidé pour un partage des revenus concernant l’exploitation VoD plus avantageux pour les détenteurs de droits (à l’instar des pratiques courantes pour les contrat de location/vente DVD). Le partage traditionnel a 50/50 avec la plateforme éconduit en effet de nombreux producteurs, tandis que le risque de brader l’œuvre en ligne achève de dissuader les plus aventuriers. Malgré tout, environ 25% des titres du catalogue de Notro sont disponibles à la demande en Espagne, notamment via les réseaux IPTV de Telefonica et Orange.

Aux Etats Unis, la taille du marche, tant en termes de recettes publicitaires pour la VoD gratuite que de revenus d’abonnements pour la VoD locative permet l’exploit que des recettes, bien que le plus souvent encore marginales pour le territoire US, demeurent néanmoins une source de revenus non négligeable pour un producteur indépendant, et notamment étranger.  Selon les données communiquées par Screen Digest, le marche de la VoD devrait représenter 7,5 millions de dollars en 2012, contre 3,3 millions en Europe.

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