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Paris Project, Focus distribution indépendante : la collaboration selon Europa Distribution

septembre 1, 2009

Etienne Traisnel a ouvert les échanges avec une présentation de la base CIDINET, destinée à faciliter la mise en commun des informations et des matériels promotionnels des films pour les distributeurs européens indépendants.

Parrainée par Europa Distribution, cette base de donnée recense d’ores et déjà des informations concernant plus de 450 films accessibles à 300 distributeurs européens et 100 agents de vente.

Le principe est celui d’une collaboration active, à charge des distributeurs de saisir sur la base les informations concernant les films qu’ils distribuent. La contrepartie étant qu’ils pourront à leur tour consulter les données mises a disposition par les autres membres, gratuitement. L’accès est en revanche payant pour les agents de vente. Qu’il s’agisse du nombre de copies, des trailers, affiches, ou encore des informations techniques, la base offre ainsi à ses membres un benchmark rapide, voire la possibilité de faire des économies d’échelle pour ce qui touche au matériel promotionnel, ce qui peut être un atout de taille pour un distributeur indépendant.  L’inconvénient majeur de la base étant que son succès dépend en grande partie de la bonne volonté de ses membres.

Toujours dans une optique collaborative, Laure Caillol a ensuite présenté à l’auditoire IndieCircle (http://www.indiecircle.com/), consortium de cinq distributeurs indépendants européens (Haut et Court pour la France, Lucky Red pour l’Italie, Cineart pour la Belgique, A-Film pour la Hollande et Frenetic pour la Suisse). Créé en 2003, IndieCircle acquiert 1 à 2 films par an. Les acquisitions sont négociées à l’unanimité entre les membres en amont, pour 5 territoires, maximisant ainsi le pouvoir de négociation des distributeurs. En termes de stratégie de sortie, chacun reste maitre à bord sur son territoire, mais les informations concernant les sorties sont mises en commun.

Les débats ont ensuite été consacrés à des études de cas concernant les sorties européennes d’Antichrist et The White Ribbon.

Jakub Duszinski, qui avait acquis le Lars Von Trier pour 80 000 euros pour Gutek (http://www.gutekfilm.pl/) en Pologne a ainsi dévoilé une stratégie de sortie originale pour ce film. Suite à l’accueil catastrophique des critiques à Cannes, au lieu de positionner le film comme un film d’auteur à distribuer sur le circuit art et essai, le distributeur a construit un certain buzz autour de l’œuvre en la positionnant comme un film d’horreur. Le distributeur a ainsi opté pour une sortie dans le circuit multiplexe, où The Orphanage ou Pan’s Labyrinth notamment avait rencontré un certain succès. Le budget marketing a été principalement investi sur Internet pour toucher une cible jeune et aficionados du genre, réalisant au total 95 000 entrées sur 42 copies, soit un résultat très satisfaisant sur le territoire.

Face à lui, Pim Hermeling représentant Wild Bunch Benelux (http://www.wildbunch.nl/) a lui aussi acquis Antichrist. Sur ces territoires, depuis Dancer in the Dark, les films de Lars Von Trier ont réalisé de piètres performances. En positionnant le film sur le segment art et essai, et en misant sur la controverse post Cannes, le distributeur  doit réaliser 20 000 entrées pour recouper son MG. Sortie prévue de le 29 octobre.

Concernant la sortie du Ruban Blanc (Palme d’or Cannes 2009), Régine Vial et Agathe Valentin des Films du Losange (http://www.filmsdulosange.fr/) étaient venues présenter leurs stratégies de sortie et de vente du film.

La sortie du dernier Haneke prévue pour le 21 octobre 2009 devrait bénéficier d ‘un accueil favorable étant donné la Palme et la faible concurrence sur le segment art et essai en France à cette date.
Concernant la promotion du film, le distributeur a largement misé sur la collaboration avec des titres de presse ayant une audience similaire à celle du public cible du film (notamment Télérama, Libé, Le Monde, mais également France Inter…). Des partenariats avec le Goethe Institute ainsi que des universités ont également été noues pour servir le film. Prévue sur 150 copies, surtout sur le circuit art et essai, le distributeur espère aussi bien toucher un public étudiant que des audiences éduquées plus mures. Le film sera distribué en 35 mm et en version numérique (50 salles).

Concernant la stratégie de ventes internationales du film, les premières préventes avaient été réalisées dès Cannes 2007, avec la quasi totalité des territoires ayant déjà acheté le film avant la palme en 2009.
Le département de vente des Films du Losange a un line up de 5 à 8 films chaque année depuis sa création en 1995.

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