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Revue de presse nouveaux réseaux: entre règlementation et initiatives privées

septembre 9, 2009

Le 15 septembre prochain, la dernière mouture de la loi HADOPI devrait être réexaminée à l’Assemblée Nationale, en même temps qu’une mission Création et Internet vient d’être commanditée par le ministère de la culture. L’objet étant d’encadrer la consommation des biens culturels en ligne, et notamment des films dont, le téléchargement comme le streaming illégal, continuent aujourd’hui de constituer un manque à gagner préjudiciable à la création.

Ces pratiques controversées ont notamment été rendues possibles grâce à la généralisation du haut débit, y compris mobile, et pourraient encore être favorisées à l’avenir par  la progression de la bande passante disponible (encore une fois, y compris mobile). Un rapport publié par le cabinet de conseil Coda table ainsi sur une consommation 1,8 exabit (soit un milliard de gigabits, soit beaucoup…) de vidéo consommées sur Internet (fixe et mobile) d’ici à 2017.

Microsoft a d’ailleurs annoncé cette semaine tabler sur la diffusion vidéo HD live pour enrichir son offre de services disponibles, notamment en misant sur la progression de la fibre optique.

La société Spotify, qui grâce à ses liens étroits avec les majors du disque dispose d’un catalogue de musique pléthorique,  vient en outre d’annoncer le lancement de son application mobile. Le catalogue de la société, déjà disponible gratuitement en streaming (en contrepartie d’inserts publicitaires), deviendra accessible depuis les Smartphone (notamment iPhone) à tous les utilisateurs premium du site (9,99 euros par mois). La consommation de musique pourra en outre en mobilité être effectuée hors connexion, soit une concurrence de taille à l’iTunes Music Store, et une initiative remarquable vers le modèle de la licence globale.

Les initiatives privées visant à favoriser les nouveaux modes de consommation de produits culturels sont ainsi aujourd’hui complétées par les tentatives d’encadrement règlementaire, dans une optique win-win (espérons le), à la fois pour les utilisateurs et les détenteurs de droits.

Au Etats-Unis, l’industrie cinématographique a également contribué à développer des nouveaux services, visant à favoriser les consommateurs sans léser les détenteurs de droits. Hulu et Netflix (et bien d’autres) ont ainsi respectivement développé une offre de programmes audiovisuels professionnels disponibles gratuitement en contrepartie d’insert publicitaires ou encore en illimité moyennant une souscription mensuelle. Netflix, aux termes d’un partenariat avec Warner offre d’ailleurs ce mois ci Le Magicien d’Oz en streaming gratuit (y compris aux non abonnés du service), afin de promouvoir son offre de service en ligne Watch Instantly (plus de 12 000 titres disponibles en illimité via IPTV moyennant un abonnement mensuel). Le leader incontesté du streaming vidéo, YouTube, serait, selon le Wall Street Journal, en négociation avec les studios hollywoodiens (Lionsgate, Time Warner, Sony et MGM) pour offrir les dernières sorties des studios en streaming payant sur le site le jour même de a sortie DVD.

Ces initiatives visent certes à favoriser le nouvel impératif de flexibilité lié a la consommation des films (voir un film où je veux, quand je veux, depuis l’écran que je veux…), mais également à contrebalancer la baisse du chiffre d’affaires global lié au déclin du format DVD.

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