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Le Liban, une industrie cinématographique à construire

novembre 12, 2009

L’Office du Tourisme du Liban en France, dirigé par Serge Akl, a mis en place A 35mm de Beyrouth, un site web qui sert de guide professionnel du cinéma au Liban, brassant les lieux de tournage, un annuaire de professionnels sur place (réalisateurs, producteurs exécutifs, loueurs, équipementiers, sociétés de post production, etc.), afin de faire du Liban une destination de cinéma. Pourquoi l’Office de Tourisme ?

Parce que le Ministère de la Culture au Liban ne s’occupe pas tellement de cinéma, ou en tous cas pas encore. Une sorte de CNC libanais a été mis en place avec un représentant, mais il n’y a qu’une aide au développement pour les réalisateurs, de l’ordre de 5 000 dollars. Donc, aucun système n’a été véritablement institué. Il existe un accord de coproduction entre le Liban et la France qui stipule que le Liban doit apporter 20% du budget et la France 80% : cela pose, comme pour la Turquie, le problème de budget, car s’il est trop élevé, les fonds ne pourront pas être rassemblés au Liban. Dans la mesure où le Liban est un pays sans fiscalité, il se révèle un peu compliqué de mettre en place des mesures incitatives du côté du secteur privé et bancaire. De temps à autre, sont levés des fonds d’investisseurs privés, mais ce sont des cas isolés. Alors, comment trouver les financements ?

D’ailleurs, il n’y a pas à proprement parler de producteurs au Liban, à savoir des producteurs qui développent des auteurs. Ce qui peut être considéré comme normal au vu de l’absence de système. Ce sont donc des producteurs exécutifs qui prennent en charge la fabrication du film, les tournages au Liban, pour des producteurs étrangers qui viennent y tourner. De nombreuses productions américaines ou du Moyen Orient y sont tournées.

Fait le plus marquant, quelques sociétés de publicité et de communication parlent de se mettre au cinéma, au vu de leur important chiffre d’affaires, mais il y a comme une sorte de blocage financier à passer le cap, ou peut-être ce sera le cas dans les prochaines années (sur le principe des grands groupes de communications américains comme Time Warner ou News Corp).

Finalement, l’énergie est là, la Fondation Liban Cinéma présidée par Aimée Boulos, s’occupe de promouvoir le cinéma libanais à l’international, dans les festivals et marchés professionnels, en formant aussi les réalisateurs, la base de la créativité. Car les réalisateurs, de fiction comme de documentaires, sont là aussi, mais non cadrés par des producteurs. Une réforme serait donc en marche pour donner au Liban l’industrie cinématographique qu’elle mérite, mêlant à la fois films commerciaux et films d’auteur.

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