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C’est quoi le transmedia ? Version Transmedia Lab d’Orange

janvier 27, 2010

A l’occasion d’un petit déjeuner organisé par le Media Club, le Transmedia Lab d’Orange a déplacé ses équipes pour présenter son expérience et son savoir faire. Ainsi, le Transmedia Lab d’Orange c’est une sorte de pépinière de projets, cinq ont été sélectionnés et leurs producteur et réalisateur sont pris en main depuis quatre mois pour le développement, pour avoir un avis d’expert, des conseils, des orientations par différents professionnels.

Alors c’est quoi le transmedia ? C’est raconter une histoire sur plusieurs écrans, chaque histoire étant complémentaire, adaptée à son support (TV, mobile, web), avec un univers riche. Avant à Hollywood, on pitchait des histoires, puis des personnages pour mettre au point des spin-off, maintenant on pitche un univers. Et ce qui change c’est la culture 2.0, l’émergence du spect’acteur. Deux avantages apparaissent clairement : pour le créateur, utiliser un media pour une histoire adaptée ; pour le consommateur, être plus immergé dans une histoire, faire partie d’une communauté. Le transmedia permet aussi de croiser les origines : le cinéma, la télévision, le jeu vidéo sont là.

Un des points fondamentaux – et qui le sera finalement toujours – c’est l’histoire. Et comment on la raconte. Le web permet une liberté de ton que la télévision ne permet plus, et ouvre les vannes de la création. Ainsi, tout ce qui ne pourra pas être dit en prime time sur une chaîne hertzienne pourra l’être sur le blog ou site dédié du projet. Cela change tout et ouvre des perspectives. Pour l’instant, un des freins serait technologique, car il faut que la technique suive derrière : ainsi, lorsque de jolies applications IPhone sont créées, elles ne sont vues que par les utilisateurs d’IPhone. Un sms touchera tous les abonnés d’Orange, mais sera beaucoup moins “visuel”. Et il faut que le spectateur participe (et qu’il ne reste pas simplement passif à lire son sms). Grosso modo, il y a quatre catégories de spectateurs : les très actifs (sur youtube, on comptabilise moins de 1% d’internautes qui postent des vidéos qu’ils ont eux mêmes filmées) donc très peu nombreux ; les créateurs de contexte (ce sont ceux qui commentent) ; les observateurs ; et ceux qui s’en fichent (catégorie qui ne porte pas de nom mais qui se résume très bien ainsi, non ?). L’idée est de donner des outils (comme les ARG par exemple) aux très actifs, pour qu’ils alimentent les blogs, les sources d’information, et donnent l’envie aux observateurs de devenir plus actifs.

La stratégie de production a été évoquée, car finalement on parle toujours de l’histoire, des différents écrans, mais jamais de la production, du concret. Comment trouve-t-on des ressources pour fabriquer le programme, et surtout pour qu’il dure dans le temps ? (le principe d’un projet transmedia étant sa chronologie étendue, avec plusieurs débuts pour le web, la série TV ou le mobile). En effet, la liberté par rapport au diffuseur est bien réelle, puisque les contenus postés sur le web ou sur le mobile ne sont pas soumis au CSA ou autres obligations. Mais à part la chaîne, qui peut payer ? Les marques, et on en vient au branded content. Dans cinq ans, les annonceurs vont changer leur fusil d’épaule – et par là même les marques – afin de raconter des histoires, plutôt que de faire de la valorisation basique de produits. L’idée est de rendre ces nouvelles formes de publicités mesurables pour la marque, le fameux retour sur investissement (on peut penser au placement de produits expérientiel du film La Route de John Hillcoat avec la fameuse scène de l’enfant découvrant un Coca Cola pour la première fois de sa vie).

Pour finir, le Lab a présenté deux des projets qu’il accompagne. D’abord, Numerus Clausus de Brice Homs, produit par Bénédicte Lesage de Mascaret Films (La journée de la jupe de Jean Paul Lilienfeld entre autres). L’auteur a souligné l’importance des points de vue, créés pour les 3 écrans, qui donneront leur vraie spécificité au transmedia. Avoir une notoriété avant la diffusion sur la chaîne hertzienne, c’est un peu un des points clés, et donc il faut créer une identité, une communauté sur le web avant. Malheureusement, le tournage en flux tendu n’existe pas qui aurait permis d’avoir un retour en direct des spectateurs / des internautes (à l’exception de Plus belle la vie, méthode qui a justement fait ses preuves en termes d’audience). Puis, a été présenté L’oeil américain de Grégory Magne et Stéphane Viard, produit par Jérémy Pouilloux de La Générale de production.

Pour clore le débat, l’éternelle question du budget a été posée, il est vrai que pour l’instant ce sont des données qui restent plutôt obscures et cachées. Personne n’a voulu y répondre, avant que Jérémy Pouilloux ne lance le chiffre de 1,5 à 2 millions d’€ pour un projet. Est-ce que ce chiffre prend en compte le développement, la production intégrale sur tous les supports ? Mystère et boule de gomme. On ne peut qu’espérer, sereinement, que ces chiffres seront standardisés d’ici l’année.

One Comment leave one →
  1. Cédric Lamesh permalink
    janvier 27, 2010 20:52

    Très bonne analyse, chère Caroline.

    Merci de répandre la bonne parole auprès de tous !

    Cdt

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